"C'était une promesse": Céline Dion, bouleversée, retrouve la scène après six ans d'absence
"On ne change pas", même après six ans loin de la scène: c'est avec cette chanson que Céline Dion a donné samedi soir le coup d'envoi d'une série de concerts près de Paris, un retour inespéré pour ses fans du monde entier et un symbole de sa résilience.
Visiblement bouleversée, la star québécoise de 58 ans a dû s'arrêter momentanément de chanter sous le coup de l'émotion pendant ce premier titre, face à quelque 30.000 spectateurs réunis à la Plenitude Arena de Nanterre (ouest de la capitale), la plus grande salle couverte d'Europe.
"C'est bien sûr des larmes de joie, je suis tellement ravie de vous voir", a-t-elle dit aux spectateurs, après leur avoir lancé des baisers.
"Ça y est, on est là! C'était une promesse. Je suis debout sur scène, dans cette ville que j'aime tant grâce à votre soutien, votre amour. Merci, merci tellement", a-t-elle ajouté, alors que la foule criait son nom.
"Je me suis accrochée à un faible rayon de lumière au loin, au fond des montagnes. J'y croyais, j'y croyais. Et voilà, le soleil est là, le soleil est devant moi. Alors, ce soir, je veux chanter pour vous, chanter pour moi, chanter la vie", a-t-elle conclu, avant de glisser quelques mots en anglais pour ses fans non francophones puis de poursuivre son spectacle.
Vêtue d'une robe bustier noire, elle est montée sur scène avec 50 minutes de retard. Dans la salle se pressaient des célébrités, comme les animatrices Ophélie Meunier et Laury Thilleman, le danseur Guillaume Diop ou le comédien Vincent Dedienne, ainsi que la famille de l'artiste, au milieu de milliers d'anonymes.
- Plusieurs centaines d'euros -
"C'est irréaliste d'être ici! J'étais sûre qu'on ne la reverrait pas", s'est enthousiasmée avant le concert Elisabeth Landry, Québécoise de 38 ans, qui réside près de la ville natale de la star, Charlemagne.
Majoritairement féminine, la foule des fans arborait robes ou tops à sequins, joues pailletées et t-shirts à l'effigie de la star ou en clin d'œil à ses tubes.
Pendant deux semaines, elle a aussi transformé le compte à rebours jusqu'au début de sa résidence en une sorte de première partie inédite: apparitions presque quotidiennes, échanges avec des admirateurs capables de l'attendre jusqu'au milieu de la nuit devant son palace... Sans oublier l'avalanche de produits dérivés, des T-shirts aux macarons.
Avec ces concerts, Céline Dion se trouve face à un nouveau défi de taille, après avoir surmonté en 2016 le décès de René Angélil, son impresario, père de ses trois fils.
A la merci d'un nouvel épisode violent de paralysie, elle avait alors livré des nouvelles alarmantes de sa santé, puis s'était éclipsée pour se soigner.
La surprise fut donc totale lorsqu'elle est réapparue, deux ans plus tard, sur la tour Eiffel pour la cérémonie d'ouverture des JO de Paris avec une interprétation de l'"Hymne à l'amour" d'Edith Piaf, qui l'a élevée au rang d'icône.
- Performance scrutée -
L'annonce au printemps de cette nouvelle résidence - 16 concerts d'ici mi-octobre, 10 en mai 2027 - produite par le géant américain AEG Presents a mis ses fans en ébullition.
Mais décrocher un billet s'est apparenté à un parcours du combattant, avec des tarifs pouvant atteindre plusieurs centaines d'euros, jugés rédhibitoires par certains.
Le spectacle de samedi va commencer à lever les interrogations sur la capacité de Céline Dion à encore pouvoir interpréter ses succès, trois soirs par semaine.
Première artiste féminine à remplir le Stade de France en 1999, elle sait toutefois se préparer aux performances qu'exige son répertoire.
"My Heart Will Go On" ("Titanic", 1997) et "I'm Alive" (2002) font partie des incontournables tubes anglophones.
Les fans francophones plébiscitent davantage "Pour que tu m'aimes encore" et "J'irai où tu iras", deux classiques issus de son album "D'eux" (1995), créé avec la complicité de Jean-Jacques Goldman, son auteur-compositeur fétiche. Deux inédits sont par ailleurs sortis en 2026, prélude à un nouvel album.
U.Sparacello--IM