Il Messaggiere - La Belgique a intercepté un pétrolier de la "flotte fantôme" russe

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La Belgique a intercepté un pétrolier de la "flotte fantôme" russe
La Belgique a intercepté un pétrolier de la "flotte fantôme" russe / Photo: NICOLAS MAETERLINCK - BELGA/AFP

La Belgique a intercepté un pétrolier de la "flotte fantôme" russe

Les forces spéciales belges ont intercepté dans la nuit en Mer du Nord un navire appartenant à la "flotte fantôme" utilisée par la Russie pour contourner les sanctions occidentales liées à la guerre en Ukraine, a annoncé dimanche le ministre belge des Affaires étrangères.

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"Aujourd’hui, un navire de la flotte fantôme de la Russie a été intercepté en mer du Nord", a écrit Maxime Prévot sur X, remerciant les forces spéciales belges pour leur "professionnalisme et courage exceptionnels".

Le ministre de la Défense, Theo Francken, avait précisé dans un message peu avant que le pétrolier de cette flotte était "escorté vers le port de Zeebruges (ouest), où il sera saisi".

La Russie a utilisé une flottille de pétroliers vieillissants, dont l'identité des propriétaires est opaque, pour contourner les restrictions imposées à ses lucratives exportations de brut après son invasion de l'Ukraine en février 2022.

L’Union européenne a placé des centaines de ces navires sur liste noire afin d’affaiblir la capacité de financement de l'effort de guerre de Moscou.

"Les sanctions n’ont de sens que si elles sont appliquées. Aujourd’hui, nous les avons appliquées", a déclaré M. Prévot, qui est également vice-Premier ministre.

L’opération a été menée aux côtés des partenaires du G7, nordiques et baltes de la Belgique, et en coordination avec la France, a-t-il ajouté.

Le président français Emmanuel Macron a confirmé sur X que les forces navales françaises avaient apporté leur assistance à l’opération, la qualifiant de "coup majeur" porté à la "flotte fantôme russe.

Les procureurs ont identifié le navire, qui était censé rentrer en Russie, comme étant l’Ethera.

Le pétrolier battait pavillon de la Guinée, mais une inspection à bord a confirmé les soupçons selon lesquels il naviguait sous faux pavillon, ont-ils indiqué.

"Des documents du navire suspectés d’être falsifiés ont été découverts", a indiqué le parquet fédéral dans un communiqué, ajoutant que les autorités avaient ouvert une enquête pénale.

"Si un navire navigue sous faux pavillon, cela signifie qu’il ne respecte pas plusieurs réglementations internationales", ajoute le communiqué.

– "Résolue et justifiée » -

Les sanctions visant à limiter les revenus de Moscou utilisés pour mener sa guerre ont exclu de nombreux pétroliers transportant du pétrole russe des systèmes occidentaux d’assurance et d’acheminement maritime.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, a salué cette saisie. "De telles actions résolues et justifiées sont nécessaires pour priver la Russie des ressources lui permettant de poursuivre son agression et ses crimes de guerre contre l’Ukraine", a-t-il écrit sur X.

"Nous appelons tous les partenaires à suivre cet exemple, à contrer résolument la flotte fantôme de la Russie par des sanctions et des actions concrètes, et à faire progresser la paix par la force".

Certains experts et responsables politiques soupçonnent également les navires de la "flotte fantôme" de permettre des actes de sabotage, dans le cadre d’une "guerre hybride" menée par la Russie contre les pays occidentaux.

En février, il a été révélé que deux employés d’une société de sécurité privée russe se trouvaient à bord d’un autre pétrolier suspecté d’appartenir à la "flotte fantôme" russe, saisi par la France en septembre.

Les deux hommes étaient employés par Moran Security Group, une société de sécurité privée russe, et étaient chargés de surveiller l’équipage et de recueillir du renseignement, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

Les forces françaises ont arraisonné un autre pétrolier russe suspect, le Grinch, en janvier.

T.Abato--IM