La Bourse de Paris repart dans le rouge après le discours de Trump
La Bourse de Paris évolue en net recul jeudi, au lendemain d'un discours de Donald Trump plus offensif que prévu, qui a éloigné la perspective d'une fin rapide de sa guerre contre l'Iran.
Dans les premiers échanges vers 09H25 (heure de Paris), le CAC 40 perdait 1,22% à 7.884,07 points, en recul de 97,20 points.
La veille, il avait clôturé en hausse de 2,10%, entraîné par un vent d'optimisme après de précédents propos du président américain envisageant la fin de la guerre d'ici deux à trois semaines.
Mais l'allocution de M. Trump à la nation mercredi soir à Washington a "clairement refroidi les espoirs", a relevé John Plassard, analyste de Cité Gestion Private Bank.
Tout en réaffirmant que les Etats-Unis étaient "proches de remplir" leurs objectifs dans leur offensive contre l'Iran, le président américain a en effet assuré qu'ils continueraient de frapper ce pays "extrêmement durement".
Les cours du pétrole, qui avaient cédé du terrain ces derniers jours, repartent donc mécaniquement à la hausse jeudi.
Vers 09H20 (heure de Paris) le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, grimpait ainsi de 6,47% à 107,70 dollars. Celui de son équivalent américain, le WTI, remontait de 6,00% à 106,13 dollars.
Après ces menaces américaines, l'armée iranienne a promis des attaques "écrasantes" contre les Etats-Unis et Israël.
- Rebond des taux d'intérêt -
La perspective d'une poursuite de la guerre ravive la peur d'une inflation qui s'installerait dans l'économie mondiale, ce qui fait remonter les taux d'intérêt des dettes souveraines en Europe, après l'accalmie des derniers jours.
Le taux d'intérêt de la dette française à échéance dix ans atteignait 3,74% jeudi matin, contre 3,67% la veille, et 3,20% avant le déclenchement de la guerre. Son équivalent allemand, référence en Europe, repassait la barre symbolique des 3,00%, à 3,03%, contre 2,98% la veille.
- Vers un changement de tête chez Renault-
Le président de Renault (-0,33% à 29,93 euros) Jean-Dominique Senard, 73 ans, dont le mandat s'achèvera en 2027, ne demandera pas de troisième mandat et quittera ses fonctions l'an prochain, a indiqué mercredi une source proche du dossier, confirmant des informations de presse.
Interrogé, le groupe s'est limité à indiquer que le mandat de M. Senard prendrait fin lors de l'assemblée générale des actionnaires de Renault du printemps 2027.
L.Amato--IM