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Les Bourses mondiales terminent le trimestre optimistes

Les Bourses mondiales terminent le trimestre optimistes

Les Bourses mondiales progressent de concert mardi, en clôture d'un trimestre prolifique pour le marché des actions malgré la guerre au Moyen-Orient.

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"Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran continue de soutenir le sentiment des marchés, contribuant à maintenir les prix du pétrole à proximité de leurs récents points bas et permettant aux marchés actions de se stabiliser après la volatilité de la semaine dernière", commente Daniela Hathorn, analyste pour Capital.com.

A Wall Street, vers 16H00 GMT, le Dow Jones prenait 0,14% au lendemain d'un record en clôture. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 1,17% et le S&P 500 0,58%

"C'est le meilleur trimestre pour les actions mondiales depuis six ans selon Bloomberg et ce, malgré la guerre en Iran, les perturbations des flux de pétrole et d'engrais, ainsi qu'un bond des prix de l'énergie qui a entraîné une hausse des anticipations d'inflation à l'échelle mondiale", résume Ipek Ozkardeskaya, analyste à Swissquote.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,44%, Francfort a gagné 1,50%, Milan 1,01%, et Londres a pris 0,12%.

Les places profitent d'un "regain d'optimisme autour de l'intelligence artificielle et l'espoir que la diplomatie puisse contenir la crise au Moyen-Orient", souligne Patrick Munnelly, de Tickmill Group.

Des émissaires américains sont arrivés mardi au Qatar pour des discussions sur l'Iran avec des médiateurs qataris, après des échanges de frappes qui ont menacé de faire voler en éclats la trêve entre Washington et Téhéran. L'Iran a lui aussi annoncé l'envoi cette semaine d'une délégation au Qatar, mais exclu tout contact direct avec les responsables américains.

- Les minières et la tech dans le vert -

Sur les marchés d'actions, "le principal moteur de la hausse a été le secteur minier", souligne M. Munnelly. "Le secteur a bénéficié d'une amélioration de l'appétit pour le risque, d'un ton plus rassurant concernant l'escalade des tensions au Moyen-Orient et d'un regain d'optimisme quant au fait que la demande d'infrastructures liées à l'intelligence artificielle puisse soutenir la consommation de métaux", explique-t-il.

A Londres, où le secteur est particulièrement représenté, Anglo American a gagné 1,93%, Glencore 0,55% et Antofagasta de 1,95%. A New York, Teck Resources prenait 2,17% vers 16H00 GMT.

"Si les investisseurs sont de nouveau disposés à anticiper une demande plus forte en infrastructures d'intelligence artificielle, les sociétés liées au cuivre, à l'électricité, aux équipements et à l'ingénierie pourraient toutes en profiter", poursuit Patrick Munnelly.

Les valeurs liées à l'électrification se sont d'ailleurs illustrées à Paris, avec Legrand (+2,21%) et Schneider Electric (+2,62%) qui terminent en nette hausse. A Francfort, Siemens Energy a grimpé de 5,56%.

Côté composants électroniques, Nvidia prenait 1,57% et Intel 5,88%. En Europe, Infineon a grimpé de 4,38% à Francfort et STMicroelectronics a monté de 1,43% à Paris.

Deutsche Telekom plie

Le poids lourd Deutsche Telekom (-3,91%) a tiré vers le bas l'indice Dax à Francfort, "le groupe devant s'attendre à un sérieux vent contraire sur le marché clé américain avec l'arrivée de SpaceX", selon Andreas Lipkow de CMC Markets.

Selon les informations du quotidien Financial Times, le géant technologique du milliardaire Elon Musk souhaiterait entrer sur le marché de la téléphonie mobile, "poussant ainsi les opérateurs historiques dans leurs retranchements".

Le pétrole souffle

Côté pétrole, le prix du baril "évolue aujourd'hui quasiment à l'équilibre (...) le marché continuant de surveiller de près les flux dans le détroit d'Ormuz", soulignent les analystes de DNB.

Vers 16H00 GMT, le Brent de la mer du Nord la référence mondiale du brut, perdait 0,16% à 73,03 dollars le baril, quand le WTI américain cédait 0,98% à 70,06 dollars le baril.

Le yen au plus bas face au dollar

Sur le marché des changes, le yen a atteint mardi son niveau le plus bas face au dollar depuis 40 ans, "alors que la divergence entre les politiques monétaires américaine et japonaise continue de dominer les perspectives", note Daniela Hathorn.

"Un dollar américain plus fort, soutenu par les anticipations selon lesquelles la Réserve fédérale (Fed) maintiendra ses taux à un niveau élevé plus longtemps, a éclipsé la récente hausse des taux de la Banque du Japon", explique-t-elle.

Vers 16H00 GMT, la devise japonaise cédait 0,39% face au billet vert, à 162,57 yens pour un dollar.

J.Romagnoli--IM