Il Messaggiere - La Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire

Euronext
AEX 0.51% 1078.21
BEL20 -0.16% 5779.42
PX1 0.08% 8481.98
ISEQ -0.32% 13857.48
OSEBX 0.53% 1940.32 kr
PSI20 0.74% 9267.47
ENTEC -0.41% 1416.23
BIOTK 4.38% 4715.8
N150 0.72% 4240.12
La Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire
La Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire / Photo: Fred TANNEAU - AFP

La Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire

La Fonderie de Bretagne (FDB), reprise l'an dernier par Europlasma et spécialisée dans les pièces en fonte pour les suspensions et les échappements, a été placée vendredi en redressement judiciaire pour cessation de paiement, a annoncé la CGT de l'entreprise.

Taille du texte:

La fonderie basée à Caudan (Morbihan), qui emploie 245 personnes, a désormais jusqu'au 17 juillet pour trouver trois millions d'euros.

Si l'objectif n'est pas atteint, "alors ça sera la liquidation", a affirmé Eric Guyomard, délégué syndical CGT à l'issue d'une audience à huis clos au tribunal de commerce de Lorient.

À l'inverse, si les trois millions d'euros sont réunis, la procédure de redressement judiciaire se poursuivra pour permettre à l'entreprise de chercher un repreneur.

La décision du tribunal a été accueillie avec soulagement par quelque 200 personnes rassemblées devant le tribunal.

"Je m’attendais au redressement, pas à la liquidation car la fonderie mérite d’exister", a réagi Eric Blanchier, salarié et élu CGT, à l'issue de l'audience qui a duré plus d'une heure et demie.

"Maintenant, il faut qu'il y ait des gens sérieux à la tête de l'usine", a-t-il dit.

Repreneur en série de sites industriels en difficultés, Europlasma avait demandé mardi le placement en redressement judiciaire de l'entreprise.

Europlasma avait repris en avril 2025 la Fonderie de Bretagne, héritière des Forges d'Hennebont et longtemps prestataire de Renault.

Europlasma s'était engagé à investir sur le site de Caudan 15 millions d'euros sur trois ans et affirmait vouloir diversifier la production, notamment avec la production de corps creux pour la fabrication d'obus de mortier.

Mais depuis la reprise, la diversification annoncée n'a pas été engagée. En outre, depuis le grave incendie qui a endommagé en janvier l'un des fours de l'usine, la production n'a jamais repris et Europlasma n'a pas versé l'intégralité des sommes promises, selon Maël Le Goff, délégué CGT de la Fonderie de Bretagne.

Le patron d'Europlasma, Jérôme Garnache‑Creuillot, présent à l'audience, a quitté les lieux sans un mot, en évitant salariés et médias, a constaté une journaliste de l'AFP.

P.Russo--IM