Il Messaggiere - Vers un procès en janvier à Washington pour un Libyen accusé d'implication dans l'attentat de Lockerbie

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Vers un procès en janvier à Washington pour un Libyen accusé d'implication dans l'attentat de Lockerbie
Vers un procès en janvier à Washington pour un Libyen accusé d'implication dans l'attentat de Lockerbie / Photo: Roy LETKEY - AFP/Archives

Vers un procès en janvier à Washington pour un Libyen accusé d'implication dans l'attentat de Lockerbie

Le procès à Washington d'un Libyen accusé d'avoir préparé la bombe utilisée dans l'attentat contre un avion de la Pan Am en 1988 au-dessus de Lockerbie, en Ecosse (270 morts), devrait débuter en janvier, a annoncé mardi la juge en charge de l'affaire.

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Le 21 décembre 1988, un Boeing 747 de la Pan Am, reliant Londres à New York, avait explosé au-dessus du village écossais de Lockerbie, tuant les 259 passagers et membres d'équipage, dont 190 Américains, et 11 personnes au sol.

Le procès à Washington d'Abou Agila Mohammad Massoud Kheir al-Marimi, ancien membre des services de renseignements du dirigeant libyen de l'époque, Mouammar Kadhafi (1969-2011), devait initialement s'ouvrir le 26 août.

Mais la juge fédérale Dabney Friedrich l'a reporté sine die deux jours plus tôt à la demande de la défense, en raison de "nouvelles preuves découvertes", pour certaines "à l'étranger".

Lors d'une audience mardi avec les deux parties pour fixer une nouvelle date, elle a évoqué une possible ouverture du procès le 19 janvier, pour une durée d'environ deux mois, mais n'a pas arrêté sa décision, précisant ensuite qu'elle la prendrait d'ici le 18 septembre.

"Je ne vais pas de nouveau reporter ce procès", a-t-elle prévenu à l'audience, insistant sur la nécessité de prévoir le temps nécessaire au règlement des questions de procédure avant la sélection du jury.

En 2003, le régime Kadhafi avait officiellement reconnu sa responsabilité dans l'attentat et conclu un accord avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, versant 2,7 milliards de dollars de dédommagements aux familles des victimes.

Il avait auparavant livré deux suspects, dont l'un, Abdelbaset Ali Mohamed al-Megrahi, a été condamné en 2001 à la prison à vie par un tribunal pénal écossais délocalisé aux Pays-Bas, l'autre, Al Amine Khalifa Fhimah, étant acquitté.

Ce dernier est récemment décédé, a annoncé le 25 août la compagnie aérienne nationale libyenne, pour laquelle il travaillait.

Dans les années qui ont suivi la chute de Kadhafi en 2011, des enquêteurs américains et écossais s'étaient rendus en Libye pour explorer de nouvelles pistes et éventuellement identifier de nouveaux suspects.

Parmi eux, Abou Agila Mohammad Massoud Kheir al-Marimi, né en Tunisie il y a environ 74 ans.

Inculpé par la justice américaine le 21 décembre 2020, il a été livré aux Etats-Unis en décembre 2022 par le gouvernement de Tripoli, reconnu par l'ONU mais dont la légitimité est contestée par le camp rival, dans l'Est de la Libye.

M. Marimi plaide non coupable de "destruction d'un avion ayant entraîné la mort", pour laquelle il encourt la prison à perpétuité.

Le dossier de l'accusation repose sur des aveux qu'il aurait faits aux services de sécurité du nouveau pouvoir à Tripoli sur son implication dans l'attentat de Lockerbie ainsi que celui contre une une boîte de nuit fréquentée par des militaires américains à Berlin en 1986 (trois morts).

F.Lecce--IM