Budget 2027 : Wauquiez affirme que LR ne pratiquera pas "le petit jeu de la censure"
Le patron des députés LR Laurent Wauquiez affirme que son parti "ne pratiquera pas le petit jeu de la censure" sur le budget 2027, mais refuse de "ponctionner les retraités" et plaide pour 20 milliards d'économies suplémentaires à l'effort déjà proposé par le gouvernement.
"On ne jouera pas avec le budget alors que la France est au bord du gouffre financier", affirme Laurent Wauquiez dans un entretien aux Echos, dénonçant "les postures irresponsables du RN comme de la gauche qui pratiquent avant la présidentielle le chantage à la censure".
Les députés LR, eux, vont se "battre pour supprimer les hausses d'impôts sur les particuliers comme sur les entreprises", promet-il, "mais on ne pratiquera pas le petit jeu de la censure".
Estimant avoir "le devoir de sortir un texte avec des vraies économies pour protéger la France d'une crise financière", il tend la main au Rassemblement national. "Je pose cette question simple au RN : êtes-vous prêts à voter le plan d'économies que nous proposons ?", explique-t-il.
Au-delà des 43 milliards d'euros d'effort proposés par le gouvernement, M. Wauquiez propose un plan d'économies de 20 milliards, qui passera par "la suppression de 50.000 postes de fonctionnaires, soit un effort de 3 milliards d’euros", et une coupe de "5 milliards d'euros sur ces agences à l'origine de ces normes qui rendent la vie économique impossible".
Il souhaite aussi "mettre un terme à l'assistanat généralisé qui décourage le travail", en limitant notamment le RSA "à deux ans pour ceux qui sont capables de reprendre un travail", un chantier qui rapporterait 7 milliards selon lui.
Il souhaite aussi s'attaquer aux "abus de l'indemnisation chômage ou des ruptures conventionnelles" et veut plafonner "toutes les aides sociales à 70 % du SMIC fusionnées en une aide unique".
En matière d'immigration, M. Wauquiez propose aussi de "revoir l'hébergement d'urgence, transformer l'aide médicale d'Etat en aide d'urgence, conditionner à deux ans l'accès aux aides sociales pour économiser 5 milliards d’euros".
Avec ces économies, "il n'y a pas besoin de ponctionner les retraités", assure-t-il, convaincu qu'"augmenter la fiscalité sur les retraités comme sur les entreprises n'est pas la bonne solution".
A.Goretti--IM