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Cyclisme: Groupama-FDJ, la chasse aux points
Cyclisme: Groupama-FDJ, la chasse aux points / Photo: Anne-Christine POUJOULAT - AFP

Cyclisme: Groupama-FDJ, la chasse aux points

"Le but est de scorer". Après une année 2025 ratée, l'équipe Groupama-FDJ part à la chasse aux points UCI cette saison pour ne pas risquer la relégation du World Tour, la première division du cyclisme, fin 2028.

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Annoncée fin décembre, la prise de recul de Marc Madiot, remplacé par Thierry Cornec au poste de manager général, marque un changement d'ère pour cette formation historique du peloton qui continue à brandir fièrement le drapeau tricolore avec 23 Français sur un effectif de 29 coureurs.

Mais ce n'était pas la seule nouveauté avancée vendredi lors de la présentation de l'équipe dans les locaux parisiens de Groupama.

Pour la première fois, il a été beaucoup question des fameux points UCI, attribués sur chaque course en fonction des places des coureurs et qui déterminent un classement par équipes à la fin de chaque année.

Au bout de trois saisons – c'était le cas fin 2025 - on relève les compteurs: les 18 équipes les mieux classés continuent dans le World Tour pour un nouveau cycle de trois ans. Et celles qui ratent la marche sont reléguées, comme cela vient d'arriver à l'équipe Cofidis.

Jusque-là, ces joutes souterraines n'ont pas été un sujet chez Groupama-FDJ. "On n'en parlait jamais. On prenait le départ des courses pour les gagner, pas pour marquer des points", résume le directeur course Philippe Mauduit.

Mais le vent a tourné la saison dernière que l'équipe a terminée à une peu flatteuse 18e place mondiale après une 7e place en 2023 et une 10e place en 2024.

- "On a remis les choses à plat" -

David Gaudu et Guillaume Martin, freinés par des chutes, ont déçu, tout comme le vice-champion olympique de Paris Valentin Madouas qui ne cache pas auprès de l'AFP que sa saison a tout simplement été "mauvaise".

"2025 n'a pas été à la hauteur de nos attentes en termes de victoires et de classement mondial, convient Thierry Cornec. Pour 2026, l'objectif est simple: on veut gagner davantage - plus de 20 victoires - et gagner mieux en regagnant sur le Tour de France et en retrouvant le Top 10 du général avec David" Gaudu.

"Romain (Grégoire) a sauvé un peu les meubles mais les leaders comme David (Gaudu), Paul (Penhoët) ou moi n'ont pas eu les résultats qu'ils devaient avoir, développe Madouas. Pourtant j'avais les meilleures valeurs physiques de ma vie. Mais avec le staff, il y a eu plein d'incompréhensions entre les différents pôles, l'entraînement, le médical, les directeurs sportifs. Après le Tour de France, on a remis les choses à plat. Ça a fait énormément de bien à tout le monde. On repart sur une dynamique totalement différente".

Avec l'arrivée de Cornec, l'équipe s'est "structurée, principalement au niveau du staff, et densifiée en termes de coureurs" avec des recrues comme Ewen Costiou, Clément Berthet, qui sera leader sur le Giro, et Bastien Tronchon, surmotivé par les Flandriennes.

- "Super recrues" -

"Des super recrues", selon Madouas qui compte sur eux pour jouer "le surnombre", notamment sur les classiques flandriennes que Romain Grégoire va courir pour la première fois.

"On ne va pas battre des Pogacar, des Van der Poel à la pédale mais on peut y arriver en anticipant avec un collectif de 3-4 coureurs. Cette homogénéité peut nous permettre de les titiller mais aussi de faire un maximum de top 5. Car le but sera aussi de scorer", insiste Madouas.

"C'est important de commencer du bon pied tout de suite pour être dans le match au niveau des points UCI, qu'ensuite ça ne soit plus un sujet et qu'on puisse se concentrer sur la gagne", abonde auprès de l'AFP Romain Grégoire, six victoires en 2025 et qui se concentrera exclusivement sur les courses d'un jour lors de la première partie de saison.

L'obsession des points UCI peut conduire des équipes, comme Astana en 2025, à changer leur comportement en course et privilégier plusieurs places d'honneur à une victoire par exemple.

"Avant, on avait la chance de ne pas être inquiété par ça et de ne pas s'en préoccuper, ajoute Grégoire. Là il y a forcément un changement. Mais l'enjeu est important parce qu'il en va tout simplement de la pérennité de l'équipe".

E.Colombo--IM