Tennis: Wawrinka dit adieu à Monte-Carlo, Vacherot se fait peur
Lancé dans une tournée d'adieux sur le circuit ATP, le vétéran Suisse Stan Wawrinka, 41 ans, est sorti dès le premier tour du Masters 1000 de Monte-Carlo, là-même où il avait brillé 12 ans plus tôt en dominant Roger Federer en finale.
Sur le court Rainier-III, les spectateurs ont pu profiter des revers encore tranchants du triple vainqueur en Grand Chelem à l'ère du Big 3 Federer-Nadal-Djokovic, battu par l'Argentin Sebastian Baez 7-5, 7-5 en 1H45.
"Quand je vois le soutien que j'ai aujourd'hui, c'est l'une des raisons pour lesquelles je suis encore là et que je joue encore à 41 ans, c'est pour vivre des émotions comme celles-là", a savouré le Lausannois après un hommage des organisateurs.
Lundi après-midi, Wawrinka a longtemps subi les assauts de Baez, 25 ans, 12 balles de break concédées pour 6 converties par l'Argentin. Il a ensuite offert du spectacle aux spectateurs dans le 2e set en remportant quatre jeux consécutifs alors qu'il était mené 5 à 1, mais Baez a conclu la rencontre d'un coup droit gagnant.
L'aventure s'arrête donc d'entrée pour sa 16e et dernière participation à Monte-Carlo, un endroit spécial à ses yeux puisqu'il y avait gagné son seul Masters 1000 en carrière en reversant son compatriote Roger Federer 4-6, 7-6(7/5), 6-2 en 2H13, quelques mois après son premier sacre en Grand Chelem à l'Open d'Australie.
- Vers un dernier tournoi à Bâle -
"Les matches contre Roger ont toujours été compliqués à cause de cette relation très proche, donc avoir réussi à dépasser ça et à gagner le tournoi a été exceptionnel pour moi", s'est souvenu lundi Wawrinka.
L'année suivante, il a brillé sur terre battue, une surface qu'il affectionne particulièrement, en s'imposant 4-6, 6-4, 6-3, 6-4 face au Serbe Novak Djokovic.
Avant de quitter le circuit, il rêve d'affronter l'ogre du circuit sur terre battue: le N.1 mondial et tenant du titre à Monte-Carlo, qu'il avait l'occasion de retrouver au 2e tour.
Il aura peut-être d'autres opportunités sur terre battue. "Je joue la semaine prochaine à Barcelone (ATP 500), puis probablement à Rome (Masters 1000), Genève (ATP 250). Et puis je verrai si j'ai la chance d'être invité à Roland-Garros", a-t-il espéré.
Son dernier match en carrière sera probablement à Bâle (ATP 500, dur indoor) à la fin du mois d'octobre.
Dans les autres rencontres du jour, le Russe Andrey Rublev (15e) a battu le Portugais Nuno Borges 6-4, 1-6, 6-1, alors que le Français Arthur Rinderknech a balayé le Russe Karen Khachanov (14e) 7-5, 6-2.
- "Il fallait que ça sorte" -
En fin d'après-midi, Valentin Vacherot, 23e joueur mondial, s'est fait quelques frayeurs face à l'Argentin Juan Manuel Cerundolo (71e) pour son retour devant son public depuis son ascension fulgurante grâce à son titre au Masters 1000 de Shanghai en novembre.
Les retrouvailles ont d'abord été compliquées puisque le Monégasque de 27 ans a été malmené dans le premier set, commettant trop de fautes directes (14) notamment en fin de manche, ce qui a permis à Cerundolo de le breaker pour mener 6-5 et prendre le large sur son service.
L'Argentin a récidivé d'entrée en chipant le service du Monégasque jusqu'à s'offrir deux balles de 3 jeux à 0. "Je sauve les deux balles de débreak, je lève les bras, je balance une balle, voilà ça me lâche. A partir de là, c'était reparti, c'était un nouveau match. Il fallait que ça sorte", a raconté Vacherot.
Ensuite, c'est la métamorphose: il remporte 11 jeux consécutifs, exultant à chaque point gagnant, le poing serré. "Je suis allé chercher le public, plus j'allais les chercher, plus ça me détendait et me faisait bien jouer", s'est-il réjoui.
Un autre défi l'attend au prochain tour face à l'Italien Lorenzo Musetti, 5e joueur mondial et finaliste de la dernière édition mais pas épargné par les blessures depuis le début de la saison.
"J'y vais pour la gagne, à fond. Maintenant que je suis sorti de là où j'étais sur ce match, il n'y a plus rien à perdre", a prévenu le Monégasque.
F.Laguardia--IM