Ligue des champions: PSG-Bayern, la finale avant l'heure
Considérés comme les deux meilleures équipes actuelles en Europe, le PSG et le Bayern Munich se retrouvent mardi pour un immense choc en demi-finale aller de la Ligue des champions dans un Parc des Princes qui risque d'être en fusion.
Le PSG de Luis Enrique, tenant du titre, a retrouvé son meilleur niveau pour tracer le chemin de sa gloire et de son destin. Pour vivre de nouveau les frissons et les vertiges des grands rendez-vous européens.
Grâce à ses hommes des grands soirs, Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia, qui brillent au moment idoine, le PSG est à la conquête d'un second titre suprême consécutif, comme l'a fait pour la dernière fois le Real Madrid de Zidane, sacré au final trois saisons de suite (2016, 2017, 2018).
Mais avant de voir Budapest, théâtre de la finale le 30 mai, un énorme défi se dresse devant les Parisiens, celui d'éliminer le Bayern Munich et ses 167 buts en 49 matches, toutes compétitions confondues cette saison (dont 38 en Ligue des champions), porté par un incroyable trident offensif, Michael Olise, Luis Diaz et Harry Kane (92 buts à eux trois).
Le 4 novembre, d'ailleurs, en phase de ligue, les joueurs de Vincent Kompany (suspendu mardi soir) avaient battu (2-1) au Parc des Princes les coéquipiers de Marquinhos, qui eux-mêmes les avaient éliminés l'été dernier en quart de finale de la Coupe du monde des clubs (2-0).
La vérité de l'automne est cependant rarement celle du printemps dans le football et surtout pour le PSG, qui a retrouvé la dynamique qui l'avait porté sur le toit de l'Europe en mai dernier. Autrement dit, son intense pressing, ses mouvements permanents, ses transitions rapides et surtout son attaque efficace.
- "Tous les joueurs sont prêts" -
"Je me souviens de ce match (contre le Bayern) en début de saison où on n'était pas bons, avec des joueurs blessés. Mais même sur ce match, on a montré ce qu'on était capables de faire. Mais je pense maintenant que ce sont les deux meilleures équipes qui se rencontrent", s'est souvenu "Kvara" lundi.
"C'est un autre match", a renchéri le défenseur français du Bayern Dayot Upamecano. "On est totalement concentrés sur celui de demain, on essaie de ne pas regarder ce qu’il s'est passé auparavant."
Depuis la défaite de novembre, beaucoup de choses ont changé. Dans la torpeur d'Anfield contre Liverpool il y a deux semaines (2-0), les champions d'Europe en titre ont montré aussi qu'ils savaient défendre ensemble pour résister physiquement mais surtout mentalement à la domination adverse.
"On a montré qu'on est en forme maintenant, mieux qu'on ne l'était au début" de saison, a appuyé le Géorgien, treize fois décisif cette saison en Ligue des champions (8 buts, 5 passes).
Son entraîneur Luis Enrique, très détendu lundi devant la presse, s'est montré tout aussi confiant: "ce sont les deux meilleures équipes d'Europe même si Arsenal a aussi fait une belle saison. En termes de régularité, le Bayern est un peu au-dessus de nous. Mais sur ce qu'on montre, il n'y a aucune équipe meilleure que nous."
"Qu’est ce qu’on fait de nos attaquants alors ?", a rétorqué Vincent Kompany, interrogé sur le potentiel offensif du PSG. "Ça se joue dans les deux sens, je pense que ce sont deux équipes avec énormément de créativité", a ajouté le technicien belge. "Ils ont le même problème à résoudre que nous."
Conquérant en 2025, le milieu de terrain du PSG, longtemps en souffrance cette saison, impose de nouveau sa loi depuis plusieurs semaines. Mais son rendement reste tributaire des sensations de la plaque tournante Vitinha, qui pourrait être préservé au coup d'envoi.
Malgré ces quelques incertitudes physiques concernant certains cadres comme Vitinha, de retour d'une inflammation au talon droit, ou Achraf Hakimi, le PSG pourra compter sur l'ensemble de son effectif et pourrait aligner pour la première fois cette saison la totalité des joueurs de champ de la finale de l'année dernière à Munich (5-0 contre l'Inter Milan).
"Tous les joueurs sont prêts, c'est la magie de la Ligue des champions, qui donne une énergie spéciale aux joueurs, ils veulent être là", a rassuré Luis Enrique. "Il ne faut pas motiver, c'est tout le contraire, (il faut) calmer. C'est un équilibre", a-t-il insisté.
P.Rossi--IM