Mondial-2026: Mbappé sublime des Bleus parés pour les 8es, la Norvège défiera le Brésil
Auteur d'un doublé sensationnel, Kylian Mbappé, déterminé comme jamais, a fait sauter le verrou suédois (3-0) mardi, pour envoyer la France en 8es de finale de la Coupe du monde, où l'attend le Paraguay tombeur de l'Allemagne, dans un remake inattendu du Mondial-1998.
La Norvège a également pu compter sur son serial scoreur, Erling Haaland pour écarter la Côte d'Ivoire (2-1) et gagner le droit de défier le Brésil de Vinicius. Le Mexique, pays coorganisateur, s'est aussi qualifié, facilement, aux dépens de l'Equateur (2-0), nullement perturbé par un orage qui a retardé d'une heure du coup d'envoi du match.
. Un récital "Bleu Suède shoes"
Sur la pelouse du MetLife Stadium, où se jouera la finale le 19 juillet, les Bleus, impressionnants offensivement, ont envoyé valser des Suédois dépassés et auraient même pu boucler leur rock endiablé avec bien plus de buts dans la musette.
Mais un face à face perdu d'Adrien Rabiot, un retourné acrobatique exceptionnel de Michael Olise sur le poteau, une reprise d'Ousmane Dembélé qui a léché les montants, ont fait naître des frustrations, finalement évanouies juste avant la pause par la grâce de Mbappé, en mode solo.
Le capitaine, suivi par ses coéquipiers comme un seul homme, ont alors couru se jeter dans les bras du sélectionneur Didier Deschamps, endeuillé par le décès de sa mère. "Tout l'équipe était là avec lui, a-t-il expliqué après-coup. C'est l'ADN de ce groupe, d'être tous ensemble, d'être soudés, tous derrière le coach (...) On voulait lui faire sentir qu'il n'était pas tout seul."
Après quoi, Bradley Barcola (52e), titulaire convaincant, a mis les Tricolores à l'abri et Mbappé a de nouveau fait trembler les filets (74e), servi par une délicieuse offrande de Michael Olise, auteur de ses quatrième et cinquième passes décisives du tournoi, mais privé de ce qui aurait sûrement été le plus beau but du trounoi, quand son retourné acrobatique a heurté le poteau.
Mais qu'importe, les Bleus ont en Mbappé une superstar qui marque encore et encore, n'ambitionnant rien d'autre que d'ajouter une 3e étoile sur le maillot tricolore. Auteur de 18 buts en autant de matches de Coupe du monde, il n'est plus qu'à une unité du record en cours de Lionel Messi, qu'il a d'ailleurs rejoint sur cette édition (6).
Prochain rendez-vous, samedi à Philadelphie, face au Paraguay. Un adversaire qui rappelle de bons souvenirs précédés d'une peur bleue, quand il avait fallu le but en or de Laurent Blanc en 1998, pour s'ouvrir la voie vers les quarts de finale et le sacre trois matches plus tard. L'histoire se répètera-t-elle ?
. Haaland assomme les Eléphants
L'opposition entre Norvégiens et Ivoiriens a tenu ses promesses. Et dans un scénario qui avait redonné espoirs aux seconds avec l'égalisation d'Amad Diallo, dribbleur et buteur d'une patte gauche à la Messi (74e), l'inévitable Haaland, plutôt discret jusque-là, n'a pas manqué de pousser au fond des filets la passe de Patrick Berg (86e) pour qualifier les siens.
Avec ce cinquième but dans la compétition, la star de Manchester City, désormais 60 buts en 53 sélections, se retrouve juste derrière Lionel Messi et Kylian Mbappé (6), mais peut se targuer d'être le premier joueur depuis le Hongrois Sandor Kocsis en 1954 à marquer lors de ses trois premiers matches disputés en Coupe du monde.
La Côte d'Ivoire n'a pas démérité et elle aurait même pu arracher la prolongation sans la parade décisive d'Orjan Nyland, sur un coup franc de l'intenable Diallo. Son gardien Yahia Fofana avait lui été trop court sur l'ouverture du score d'Antonio Nusa auteur d'une superbe frappe enroulée (39e).
Les Norvégiens qui ont célébré leur victoire face à leur kop, avec le désormais traditionnel "viking row", seront de coriaces adverses pour le Brésil, dimanche à East Rutherford.
. Sous l'orage de Mexico, la qualif.
Avec les orages surgissent souvent les éclairs. Et il y en eut deux côtés Mexicains, survoltés devant leur public enfiévré, qui ont foudroyé les Equatoriens.
Le premier fut l'oeuvre de Julian Quiñones, auteur d'un coup de canon qui a nettoyé la lucarne droite de Hernan Galindez (22e) pour l'ouverture du score. Le second on l'a dû à Raul Jimenez, dont la frappe à bout portant s'est logée cette fois dans la lunette gauche du gardien, pour sceller le match en à peine une demi-heure.
Et voilà comment "El Tri" a poursuivi son Mondial pour l'heure sans faute, avec une quatrième victoire de rang (8 buts inscrits, aucun encaissé), qui lui offre le luxe de jouer son huitième de finale, encore une fois à domicile, contre l'Angleterre de Harry Kane ou la RD Congo opposés mercredi à Atlanta.
Deux autres 16es seront au programme: Belgique - Sénégal et Etats-Unis - Bosnie-Herzégovine.
N.Baggi--IM