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XV de France: victoire obligatoire contre le Japon, pour confirmer les belles promesses
XV de France: victoire obligatoire contre le Japon, pour confirmer les belles promesses / Photo: Pat Hoelscher - AFP

XV de France: victoire obligatoire contre le Japon, pour confirmer les belles promesses

Contre les "Brave Blossoms" japonais samedi à Tokyo, pour la troisième journée du Championnat des nations, le XV de France ne visera qu'une victoire bonifiée, pour espérer prendre la tête du groupe de l'hémisphère nord, et confirmer les belles promesses du début d'été.

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Après avoir frôlé la victoire à Christchurch contre la Nouvelle-Zélande (34-32) puis donné le tournis à l'Australie à Brisbane (26-42), les Bleus seront logiquement favoris au coup d'envoi samedi à 17h40 locale (10h40 française), sur la pelouse du National Stadium de Tokyo.

D'autant plus que les hommes de Fabien Galthié pourraient avoir la motivation de virer en tête du groupe des équipes européennes à mi-parcours de la compétition, qui reprendra ensuite en novembre, en cas de contre-performance irlandaise en Nouvelle-Zélande (09h10 heure française).

Alors certes, les Japonais sortent d'une défaite honorable contre l'Irlande (36-20), dans un match disputé en... Australie, une des bizarreries de la compétition, dénoncée d'ailleurs par Fabien Galthié, après avoir battu les Italiens 27-10 à Tokyo.

Mais les statistiques, elles, penchent bien côté bleu, avec sept victoires et un seul nul entre les deux équipes depuis leur premier affrontement, en 1973. Dont une sans appel 52-12 le 9 novembre 2024 au Stade de France, lors de la dernière confrontation.

- "Un style Eddie Jones" -

Et les Japonais semblent loin du niveau de l'équipe du "miracle de Brighton", cette victoire contre les Springboks au Mondial-2015 en Angleterre, ou de celle qui avait battu l'Ecosse et l'Irlande au Mondial-2019 à domicile.

Mais pas question pour le sélectionneur des Bleus de sous-estimer son adversaire et surtout son sélectionneur, l'Australien Eddie Jones, déjà à la tête de l'équipe à la fleur de cerisier en 2015, avant d'emmener le XV de la Rose en finale au Mondial-2019.

"C'est un sélectionneur qui a une pensée, une méthode. Et je me méfie énormément de sa stratégie, de sa tactique", a insisté Fabien Galthié en annonçant la composition de son XV de départ jeudi à Tokyo.

"Je m'attends à quelque chose de très, très difficile samedi. (...) Il y a vraiment un style Eddie Jones. (...) Avec la capacité de sortir une arme spécifique, en ayant identifié chez nous une faiblesse spécifique. Je ne sais pas laquelle. Mais je sais qu'il va nous sortir ça".

Une certitude: cette rencontre mettra aux prises deux équipes en difficulté en mêlée fermée, qui toutes les deux ont remanié totalement leur première ligne.

"Nous ne sommes pas totalement satisfaits des performances de notre mêlée", a reconnu Galthié jeudi, en annonçant une première ligne Jefferson Poirot - Maxime Lamothe - Régis Montagne intégralement modifiée par rapport au coup d'envoi en Australie, les piliers Moses Alo-Emile et Demba Bamba disparaissant même de la feuille de match.

- "Provoquer des erreurs" -

"Une des choses que nous devrons faire, ce sera de mettre la pression sur la source du ballon, la touche ou la mêlée. Et ensuite provoquer des erreurs et nous créer des occasions de pratiquer le rugby dans lequel nous sommes bons", a expliqué de son côté jeudi le sélectionneur japonais.

Mais on imagine quand même mal le pack bleu se faire donner la leçon en mêlée.

Et dans les autres compartiments du jeu le XV de France paraît largement en mesure de faire parler sa puissance et sa vivacité, avec notamment la reconduction du duo Ntamack en 10 - Jalibert en 15 qui avait fait exploser la défense australienne.

A surveiller quand même, la charnière japonaise, avec le désormais ex-Toulousain Naoto Saito, à la mêlée, et le jeune Ryunosuke Ito à l'ouverture. Agé de 21 ans, le jeune homme, qui va fêter sa troisième cape, n'est même pas encore professionnel et évolue au sein de l'équipe de la prestigieuse université nippone Meiji.

Et se rappeler aussi qu'à l'été 2022, lors du dernier match des Bleus au Japon, le XV de France s'était seulement imposé 20 à 15... Un souvenir que n'ont sans doute pas oublié les cinq Bleus de samedi alors présents, le capitaine Max Lucu en tête.

R.Marconi--IM