Il Messaggiere - Top 14: pour Toulouse, une marge à ne pas dilapider

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Top 14: pour Toulouse, une marge à ne pas dilapider
Top 14: pour Toulouse, une marge à ne pas dilapider / Photo: XAVIER LEOTY - AFP

Top 14: pour Toulouse, une marge à ne pas dilapider

Secoués à La Rochelle dès la première journée, les Toulousains en quête d'un quintuplé historique affirment ne pas se voir trop beaux, conscients qu'ils ont "une marge" à exploiter pour éviter d'être détrônés par une concurrence féroce, dont l'UBB double champion d'Europe qu'ils accueillent dimanche soir.

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Fin juin, au soir de la quatrième victoire d'affilée en finale pour les Rouge et Noir, 28-20 contre Montpellier, le manager Ugo Mola lançait à ses joueurs, un brin narquois: "Ce qui est bien, c'est qu'on a encore de la marge avec la seconde mi-temps de merde qu'on fait!"

Technique de management pour projeter ses hommes vers une cinquième couronne ou perfectionnisme quasi-dogmatique ?

Quoi qu'il en soit, le discours infuse dans cette génération qui a fait main basse sur le Bouclier de Brennus, conquis six fois sur sept depuis la saison 2018-2019.

"Il y a toujours à se renouveler, à chercher à être performant et surtout ne pas rester sur les acquis de ce que tu as fait la saison passée", notait ainsi la semaine dernière le pilier Rodrigue Neti, en équipe première depuis 2014.

- "Péché mignon" -

"Il y a forcément de la marge", confirme l'ailier Matthis Lebel, autre enfant du club: "On a l'envie de continuer à marquer notre génération, l'envie de continuer à gagner, d'arriver à un rugby encore plus abouti".

Un rugby différent donc de celui pratiqué en deuxième période dimanche à La Rochelle, où les Toulousains ont encaissé un 20-3, laissant filer un match qu'ils avaient pourtant en mains (30-27).

"On a sans doute pensé un peu trop tôt qu’il était gagné, c'était notre péché mignon la saison passée, qui nous retombe directement dessus", a déploré Ugo Mola.

Lors d'un printemps dernier en demi-teinte, plombé par l'élimination en quarts de Champions Cup à Bordeaux en avril et trois défaites frustrantes en championnat ensuite, avant une phase finale réussie, le staff haut-garonnais avait identifié les axes à améliorer.

Ce "Canada Dry Stade Toulousain", d'après ses propres mots, Mola ne veut plus le voir, espérant "asseoir un peu mieux le jeu et les bases du jeu (rouge et noir) et notamment la partie défensive, un peu trop aléatoire en fin de saison".

"Je pense que le secteur de la défense a un peu été un point à améliorer, c'était un peu le cas aussi sur la fin de saison, on avait tendance à marquer beaucoup d'essais et parfois en concéder pas mal aussi", confirme le deuxième ligne international Thibaud Flament.

"Après, c'est aussi à nous de ne pas proposer la même chose offensivement, de continuer à évoluer, à ne pas reproduire les mêmes schémas", poursuit-il.

Moins impériaux par séquences, les coéquipiers d'Antoine Dupont avaient répondu avec maestria en demi-finales contre le Racing 92 (71-17), sans faire totalement oublier les errements printaniers.

- "Etre constant" -

"On pratique un rugby assez complet, mais ce qui nous a manqué lors de pas mal de rencontres l'an dernier, c'est de vraiment finir le boulot, enfoncer les équipes jusqu'au bout et qu'elles ne puissent pas sortir la tête de l'eau", résume auprès de l'AFP le jeune centre Kalvin Gourgues.

La révélation de la saison dernière insiste "sur le fait d'arriver à être constant 80 minutes et ne pas lâcher les matches à la 50e ou à la 60e en pensant que le travail est fait: un match, c'est 80 minutes, il faut relâcher le rythme quand l'arbitre siffle la fin".

Vigilance accrue donc au Stade toulousain, même si leurs rivaux ne sont pas franchement inquiets pour les champions en titre, à l'image de Patrice Collazo, manager du Racing, qui considère le Stade toulousain comme un cas à part.

"S'autoproclamer avec des objectifs, je n'y crois pas, expliquait-il à l'aube de cette saison. Il y en a qui peuvent se les mettre, les objectifs, mais c'est souvent les mêmes (NDLR: les Toulousains), et c'est souvent eux qui gagnent à la fin..."

F.Laguardia--IM